jan 24

 

“L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres.”

Cette célèbre citation du non moins célèbre livre de Jacques Monod (photo - Site Institut Pasteur)”Le hasard et la nécessité” est un symbole de ce qu’est aujourd’hui la biologie moderne et plus précisément la biologie évolutive prônant le hasard comme un phénomène fondamental. Cependant comme je vais essayer de le montrer, il existe un certain flou autour de la notion de hasard qui rend les choses bien plus problématiques qu’il n’y parait. Jacques Monod

On peut définir le hasard de trois manières très différentes. La première est de dire que quelque chose se produit au hasard lorsque deux chaines causales indépendantes se rencontrent. Par exemple, lorsqu’un astéroïde de deux kilomètres de diamètre s’écrase sur la Terre, on suppose que la trajectoire de la terre et celle de l’astéroïde sont deux phénomènes totalement indépendants et donc que les conséquences de cette rencontre sont arrivées par hasard.

La deuxième est située dans le paradigme de la théorie du chaos déterministe, et dit qu’un événement survient au hasard lorsque l’incertitude sur les paramètres de son comportement devient tellement importante avec le temps qu’il devient impossible de prédire quoi que ce soit de raisonnable. Une autre façon de voir ceci revient à dire que notre point de vue est incomplet. On retrouve ce genre de phénomènes avec la météorologie, qui ne peut prévoir le temps avec une certitude raisonnable que sur un très court terme (environ 7, voire 5 jours) au delà duquel il devient difficile de prédire quoi que ce soit au niveau du temps qu’il va faire dans un endroit particulier du monde.

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par Pierrick
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