jan 31

Voila de quoi poser des fondations pour éviter tout malentendu dans le débat qui oppose les évolutionnistes (plus généralement les scientifiques)et les créationnistes.

Revenons un peu aux sources de ce que sont ces deux idéologies (et oui quand ça finit en –isme ou –iste pour les adjectifs, ce sont des idéologies). Le créationnisme est l’idéologie selon laquelle l’univers à été créé à un instant donné, forcement par quelque chose (que certains aiment à appeler Dieu). Cette définition est la plus large possible et ne définit QUE le créationnisme, et non pas tout un tas d’autres choses tels que le christianisme, l’ « intelligent design », le déisme etc… L’évolutionnisme dans la même démarche est l’idéologie selon laquelle la vie et par extension l’univers sont soumis à des processus qui les font évoluer. Tout est dit ! Reste maintenant à démêler un peu toutes les confusions et autres dialogues de sourds auxquelles nous pouvons assister. Premièrement, la majorité des évolutionnistes sont contre les créationnistes et inversement. Pourtant, l’idée de création n’est vraiment pas incompatible avec l’idée d’évolution. Elles ne s’intéressent tout simplement pas aux mêmes périodes de temps : si création il y a, elle précède forcément l’évolution possible de cette création.

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par Pierrick
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jan 10

Conférence donnée le 9 Janvier 2008 au Collège Las Cazes (Montpellier) dans le cadre d’une journée de réflexion autour de l’enseignement de la science et de la philosophie dans les collèges dits “difficiles”.

L’enseignement de la science tel qu’il est fait actuellement ne permet pas de réfléchir directement, ni de donner la sensation que pour leurs constructions personnelles les écoliers ont à y gagner.

Je poserai deux concepts, qui à mon idée ne sont pas traités de la bonne façon, ce qui nous prive d’une mine d’or pédagogique : celui de la procréation, très courant et qui parle tout de suite, et un autre, un peu plus abstrait, celui d’indécidabilité.

La procréation. C’est un thème extraordinaire, dont tout le monde a entendu parler, et dont on sait que ça marche, mais dont la science a été incapable de dire quelque chose d’intelligent jusqu’à il y a environ 150 ans. On n’a dit que des sottises à ce propos. Les philosophes grecs ont proposé que faire un troisième être à partir de deux personnes, l’apparence était celle là, mais que cela ne se passait pas comme cela dans la réalité. L’individu, indivisible par définition, ne pouvait provenir de deux sources ; après réflexion tout le monde s’est mis d’accord sur le fait que c’était l’homme. Selon une image courante, la femme était reléguée au rôle du four, où l’homme était le boulanger, et enfournait sa baguette.

On a crû pendant longtemps que les enfants étaient tout faits dans les organes du père, des homoncules, y compris lors de la découverte du microscope par Leeuwenhoek. La mère n’ajoutait alors que de la nourriture lors de la gestation, pour faire grandir cet homme miniature. Cela a eu des conséquences directes et durables sur la société, reléguant encore plus la femme dans la société. Au fond, tout ce que disait la religion jusqu’ici était confirmé par la science. Les Lumières du XVIIe avaient même renoncé à expliquer la procréation et dans l’encyclopédie de Diderot il y est même inscrit « le mystère de la procréation est tel, que la science ne pourra jamais l’expliquer de manière satisfaisante ». Puis, les ovules sont été découverts, et s’en sont suivis des querelles entres partisans ovistes et autres spermatistes. >>SUITE<<

par Vinche
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