avr 04

« De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle […] pour perpétuer la race sur toute la terre. […] Je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits ». Problème : Dieu n’était pas généticien des populations (ni écologue).

Les oubliés de l’Arche de Noé ont dû trouver le temps long sous la flotte. Adieu, veau, vache, cochon, couvée. Gaïa, qui n’est peut-être pas omnisciente, ni omnipotente a bien dû rigoler lors du Déluge. >>SUITE<<

par Vinche
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mar 04

“L’homme descend du singe”, voila une sentence, élevée au rang d’aphorisme, que l’on entend un peu partout. Balivernes parmi d’autres. L’homme ne descend pas du singe, c’est un singe (I). L’homme ne descend pas du singe, il a simplement un ancêtre commun avec lui (II).

I. L’homme ne descend pas du singe, c’est un singe

Vous pouvez chercher jusqu’à plus soif à quelle espèce correspond l’appellation (d’origine controlée) “singe”, vous n’en trouverez pas, et pour cause : “singe” désigne un ensemble d’espèces partageant des caractères communs, pas une espèce à part entière. C’est le même problème pour “oiseau”. Un oiseau n’est pas une espèce, mais une appellation générique, qui désigne l’ensemble des bêtes qui grosso modo ont des ailes, des plumes, un bec et dont les filles pondent des oeufs (n’attendez pas une ponte mâle). Un phylogénéticien (un mélange d’informaticien et de rat de labo qui s’intéresse de près aux relations de filiations entres espèces), parlerait de groupe monophylétique, c’est à dire un ensemble d’espèces partageant un ancêtre commun et regroupant l’ensemble de ses descendants.
“Singe” désigne un noble représentant de l’ordre des primates. Autrement dit, l’homme ne descend pas du singe, l’homme est un singe. Dans la même veine, l’autruche a beau être assez atypique par rapport aux oiseaux que l’on peut rencontrer dans nos contrées, elle ne descend pas de l’oiseau : c’est un oiseau.

II. L’homme ne descend pas du singe, il a simplement un ancêtre commun avec lui.

- “Bon, ok, a la place de singe je voulais dire chimpanzé, ou gorille, ou orang-outang, enfin tout ça c’est pareil, c’est des animaux” rétorqua le creationniste.

- “Erreur, ils sont plutôt cousins”, s’écrie le phylogénéticien entre deux migraines.

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par Vinche
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fév 11

Rappel des faits
Guy Lengagne Dans son rapport présenté devant le Conseil de l’Europe le 8 juin 2007, l’ancien député français Guy Lengagne (photo - Site de la Communauté d’Agglomérations du Boulonnais) dénonçait les dérives créationnistes auxquelles s’expose le système éducatif européen. D’une étude approfondie des bases de la théorie de l’évolution et des thèses créationnistes passées et actuelles, Guy Lengagne tirait les conclusions suivantes : « L’évolution est une théorie centrale pour comprendre l’univers de la vie sur Terre. Le créationnisme […] n’est pas basé sur des faits, n’utilise pas de raisonnement scientifique et son contenu est désespérément inadapté aux classes scientifiques. » En conclusion, il invitait le Conseil de l’Europe à adopter une résolution visant à « réagir avant qu’il ne soit trop tard » afin de protéger « les valeurs qui sont l’essence même du Conseil de l’Europe. »

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par PJ
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jan 31

Voila de quoi poser des fondations pour éviter tout malentendu dans le débat qui oppose les évolutionnistes (plus généralement les scientifiques)et les créationnistes.

Revenons un peu aux sources de ce que sont ces deux idéologies (et oui quand ça finit en –isme ou –iste pour les adjectifs, ce sont des idéologies). Le créationnisme est l’idéologie selon laquelle l’univers à été créé à un instant donné, forcement par quelque chose (que certains aiment à appeler Dieu). Cette définition est la plus large possible et ne définit QUE le créationnisme, et non pas tout un tas d’autres choses tels que le christianisme, l’ « intelligent design », le déisme etc… L’évolutionnisme dans la même démarche est l’idéologie selon laquelle la vie et par extension l’univers sont soumis à des processus qui les font évoluer. Tout est dit ! Reste maintenant à démêler un peu toutes les confusions et autres dialogues de sourds auxquelles nous pouvons assister. Premièrement, la majorité des évolutionnistes sont contre les créationnistes et inversement. Pourtant, l’idée de création n’est vraiment pas incompatible avec l’idée d’évolution. Elles ne s’intéressent tout simplement pas aux mêmes périodes de temps : si création il y a, elle précède forcément l’évolution possible de cette création.

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par Pierrick
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jan 20

Article traduit de l’anglais, de John Rennie, paru dans le Scientific American Magazine du 18 juin 2002 . Lien vers l’article original. NdT : Note du Traducteur, petite précision ou recontextualisation.

Les opposants de l’évolution veulent faire une place au créationnisme en décrédibilisant les vraies sciences, mais leurs arguments ne tiennent pas la route.

Quand Charles Darwin introduisit la théorie de l’évolution au travers de la sélection naturelle voilà 143 ans (149 ans aujourd’hui, NdT), l’ensemble des scientifiques n’était pas convaincu mais les preuves massives dans les domaines de la paléontologie, de la génétique, de la zoologie, de la biologie moléculaire, etc. ont peu à peu établi la théorie de l’évolution au-delà de tout doute raisonnable. Aujourd’hui, la bataille a été gagnée dans tous les domaines, excepté dans l’imagination collective.

De manière préoccupante, au XXIe siècle, dans le pays le plus scientifiquement avancé que le monde aie jamais connu (Les Etats-Unis, NdT), les créationnistes parviennent toujours à convaincre des politiciens, des juges et d’autres citoyens, que l’évolution est une théorie fantaisiste et mal appuyée par les faits. Les créationnistes font pressions afin que des idées telles que l’intelligent design (le dessein intelligent, NdT) soient enseignées comme alternatives aux théories de l’évolution dans les cours de science. Alors que cet article est sous presse (article publié en Juin 2002, NdT), Le conseil de l’éducation de l’Ohio est en pourparlers pour l’adoption d’une telle mesure. Quelques antiévolutionnistes comme Philip E. Johnson, un professeur de droit à l’Université de Berkeley en Californie, et auteur de Darwin on Trial, admettent ouvertement que l’intelligent design est soutenu par ses partisans, pour servir de pied de biche et ainsi rouvrir le débat quant à l’enseignement des théories créationnistes en classe [1]. Assiégés, les enseignants (entres autres) se retrouveront de plus en plus à devoir défendre l’évolution et à argumenter contre le créationnisme. Les arguments créationnistes reposent sur une mécompréhension des théories évolutives ou fondés sur des malentendus (quant ce ne sont pas des détournements purs et simples), mais le nombre et la diversité de leurs objections peut dérouter, et même des personnes bien informées.

Pour aider à y répondre à ces objections, la liste suivante réfute certains des arguments “scientifiques” les plus courants contre l’évolution. Il dirigera aussi les lecteurs vers d’autres sources pour des renseignements plus fournis et explique également pourquoi le créationnisme n’a pas sa place dans les salles de classe.

1. L’évolution n’est qu’une théorie. Ce n’est pas un fait ou une loi scientifique.

Beaucoup de personnes ont appris sur les bancs d’école qu’une théorie se situait à mi-chemin entre l’hypothèse et la loi dans un gradient d’incertitude croissante. Cependant, l’usage scientifique du mot théorie est différent. Selon la National Academy of Sciences, une théorie scientifique est « une explication bien appuyée d’un aspect de la nature qui intègre faits, lois, inférences et hypothèses testées ». Ce n’est donc pas la quantité d’études qui change une théorie en loi, une loi étant plutôt une description généralisée de la nature. Quand les scientifiques parlent de la théorie de l’évolution ou de la théorie de la relativité, ce faisant, ils n’expriment donc pas pour autant de réserve à leurs sujets.

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par Vinche
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jan 03

Conférence de presse faisant suite au rapport Lengagne concernant l’enseignement du creationnisme dans l’Education Nationale au même titre que l’évolution.

Ses conclusions sont édifiantes (propos de M. Lengagne) :

  1. “L’évolution est une science extrêmement élaborée”
  2. “Le créationnisme est pour une bonne part, sauf pour la phase la plus élaborée qu’on appelle le dessein intelligent, une négation de l’évolution et il peut-être discuté en histoire des religions mais en aucun cas être une discipline scientifique”

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par Vinche
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